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Les paroles de l'oratorio de Santana |
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La Création Foi dans la vie, foi dans l'esprit, Foi dans l'étoile, dans le verbe, dans l'amour! Foi dans la nuit, dans le cri, dans le jour! Foi dans l'esprit, la nature, l'univers. Foi dans la vie! Foi dans l'esprit ! Foi dans la paix, la nature, l'univers.
Ah, le b-a-ba de la création, C'est le feu roulant de nos questions! Ah, le b-a-ba de la création, C'est le coeur qui bat! Ah, le b-a-ba de la création, C'est le jeu du temps tout en fusion! Ah, le b-a-ba de la création, C'est le coeur qui bat!
Libre, l'Homme libre
Dans ce cri big bang, big bang - ! Ce cri d'espoir des vigies, Joie de voir enfin au loin, la terre.
La neige Et l'ordre de toute vie s'accomplit Dans la magnificence naturelle, Lorsque du ciel a terre, L'alchimie fait du froid Une eau gravée d'étincelles.
Neige éternelle, Miroir du ciel, Source fidèle, Lors du dégel,
Neige éternelle, Fleur du silence, D'un froid immense Et blanc.
Fleur éternelle, Fleur carrousel, Qui nous constelle De beaux noëls,
Neige hirondelle, Fleur d'élégance, Coton immense Et doux.
Neige éternelle, Sous l'arc-en-ciel, Cristaux de perles, Fleur de Hoel,
Neige rebelle, Froide patience D'un blanc intense Et pur.
Promenade à travers le monde Promène-toi dans ton royaume, Traverse l'air, traverse l'eau, Traverse terre, foule la plaine et les coteaux. Va des forets jusqu'aux banquises, Va mériter la terre promise, Ose aller n'importe où, L'aventure est au bout. ..
Et tu verras la profusion de ce qui s'offre à ton regard, Tant de couleurs, tant de parfums,
Et tu verras la profusion de ce qui peut te rassasier,
Tant de richesse, tant de saveur, Tant de soleil, tant de beauté, tant d'abondance !
Les plus beaux noms: le baobab, le myosotis, la passiflore, L'eucalyptus et l'edelweiss, le bouton d'or, L'araucaria, la belladone.
Avance encore jusqu'aux confins de l'univers, Jusqu'à la rive de l'infini
Invocation au vent Ô vent, Toi qui inventes les nuages Devant nos yeux éblouis,
Ô vent, Toi qui vendanges nos voyages, A l'angélus de la pluie.
Tu fais danser l'air, Tu fais trembler l'eau, Et chanter les roseaux.
Tu fais du désert, Comme un nouvel océan.
Tu sais guérir les tourments, D'une caresse d'enfant.
Tu sais nouer en riant La chevelure des amants.
Berceuse à la lune Bonsoir la lune, La couleur de nos rêves la nuit.
Bonsoir la lune, Notre soeur d'univers notre amie.
Tu viens bercer les enfants, Dessus les toits des maisons,
Et puis là-haut, tu fais le beau, Le Pierrot, Pierrot, a minuit. Tout là-haut, là-haut, Pierrot qui sourit.
Bonsoir la lune, La couleur de nos rêves fleuris. Bonsoir la lune....
Les saisons Quatre saisons d'un paysage, Quatre saisons mille visages, Quand vient l'automne et sa flamme Dans la splendeur des feuilles d'or.
Quatre saisons d'un paysage, Quatre raisons de rendre hommage, Au bel hiver immobile, Dans l'amitié d'une herbe rare.
Printemps soudain en renaissance, C'est l'explosion de joie, de vie, en fleurs.
Quatre saisons d'un paysage, Quatre raisons d'ouvrir la page, Pour que l'été s'abandonne, Dans la torpeur d'un soir brûlant.
Le désert Et la parole recherche en elle ses racines, Comme un retour au plus fier silence, Voici le monde dévoilant ses origines, Sous l'horizon plombé d'une grande exigence Afin que l'homme longtemps aussi chemine, Pour découvrir en lui sa native partance
Amoureux fou d'un soleil ardent Dans les dunes de sable brûlant, Le chamelier à l'éclat de pierre Joue le jeu du feu du désert. Et nonchalant, à l'assaut du vent Il défie les mirages changeants, Au fil des pas, ne laissant derrière Qu'un bonheur épris de désert.
Et d'un pas lent, d'un pas lent Il avance vers l'horizon oasis du temps.
L'eau Gloire aux ruisseaux qui tourbillonnent Et aux cascades de torrents,
A l'eau qui serpente et nous entraîne Dans les méandres.
A l'eau qui disparaît dans la plaine Pour nous surprendre.
Source vive, Geyser et fontaine, Source de toute vie.
La forêt Amazonienne Et du centre nous vient l'aquatique rumeur Où grondent comme un pouls les fleuves nourriciers. Dans l'enchevêtrement des lignes de son coeur La planète respire, la planète se crée. Et le souffle de noces enivre l'équateur, La nudité du monde regorge de secrets, Car la vie prolifère dans sa chaude moiteur, Pareille a la promesse d'un enfant nouveau-né.
C'est la foret comme à la préhistoire, C'est le passé vivant de nos mémoires, C'est la beauté de la planète plus que millénaire, Ce sont des arbres comme des gratte-ciels, Ce sont des lianes faisant labyrinthe, C'est l'orchidée dans la chaleur humide perpétuelle.
Amazonie, amas de vie.
C'est l'inconnu de la forêt, immense continent, Et de la symphonie de la sève du temps de vie.
Ce sont des hommes qui ont bien appris, Dans la foret a vivre en harmonie, A respecter cette nature sauvage intemporelle, Ce sont des hommes au visage cuivreux, Qui vivent là en paix avec les dieux, Dans la fierté de se savoir au coeur de leur vraie terre.
L'oiseau 0, i, e, a, u, oiseau Voyelle en écho, Voyelle oiseau Qui fend le rideau D'un coup de pinceau, Superbe à l'assaut de l'horizon.
0, i, e, a, u, oiseau Voyelle matin, Voyelle destin Qui trace au fusain, Le signe tremplin Pour des lendemains de guérison...
Et l'on se dit qu'ici tu peux enfin, Quand tu t'envoles à tire d'aile au loin... Donner signal du départ à nos esprits si chagrins Et trop cartésiens,
Récitatif « Et la loi implicite se trouve transgressée Un voile de ténèbres ensanglante l'histoire L'homme dans sa folie comme apprenti sorcier Ivre de sa puissance invoque sa propre gloire Et la terre souffrante est encore à gémir Et la mer tant meurtrie a des vagues d'ordures Et le ciel enrhumé n'ose se découvrir De peur que l'horizon ne soit plus que souillure Et la haine déverse ses flots d'atrocités L'égoïsme prévaut jusqu'en la multitude L'humanité chancelle de se croire arrivée Alors qu'elle ne bâtit qu'une grande inquiétude »
Oh oh..... Je suis le plus fort - Non Je suis l'homme tout m'obéit, tout m'obéira - Ce n'est pas vrai - Tu n'es qu'orgueil et présomption - Gagner, Détruire, Briser, Haïr, Casser, Haïr, Anéantir, Asservir Je suis seul triomphant, vainqueur sans égal.
Final Qu'as-tu fait des rivières, Des forets, de la mer, Qu'as-tu fait des beautés Des montagnes, des glaciers, De l'air que tu respires.. Entends-tu ce cri ? Attention, après toi, déluge!
Requiem pour la nature, par pitié, Qui a déjà reçu tant de blessures, Requiem pour que la vie soit sauvée, Malgré les guerres et toutes déchirures.
En requiem pour la planète, Pitié pour tes enfants.
Vois les arbres, vois la sève, Vois les feuilles, Ce chant de lumière qui vibre à l'unisson,
Vois la terre, vois la source, Vois les fleuves, Et tous les volcans, berceaux de feu, de vie.
Promène-toi dans ton royaume, Découvre en toi ce qui fait l'homme, Explorateur de terre promise, grand créateur Qui réalise et se réconcilie pour bâtir tout par amour.
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